Le prix de l'essence a mis ce département d'outre-mer sens dessus-dessous.
Que se passe-t-il ?
Depuis lundi, les routes et les villes, les ports et aéroports de Guyane sont bloqués par des barrages et des barricades. Des véhicules ont été détruits par des cocktails molotov, relate France Info.
Pourquoi ?
Des automobilistes et des chauffeurs routiers en colère ont lancé ce mouvement pour protester contre la hausse des prix du carburant, explique Le Monde.fr.
C'est-à-dire ?
Avec l'essence à 1,77 euro le litre et le gasoil à 1,55 euro le litre, les Guyanais n'en peuvent plus. Les carburants ont pris 46 centimes en 2 ans, depuis que la Guyane, pour respecter de nouvelles normes, a dû changer de fournisseur et s'approvisionner à la Martinique.
"Nous demandons une baisse immédiate de 50 centimes par litre", s'énerve Raymond Liabast, président d'une association de consommateurs à l'origine du mouvement, interrogé sur Europe 1.
Et que font les autorités ?
Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, a rappelé que l'Etat ne perçoit pas de taxe sur les carburants dans les DOM et a proposé une baisse de 10 centimes. Refusée par les Guyanais en colère. "Une baisse de 10 centimes correspond simplement à l'application arithmétique de la baisse du prix du pétrole brut", explique Raymond Liabast. Pas suffisant.
Le secrétaire d'Etat a également demandé à la région de faire baisser la taxe qu'elle perçoit sur les carburants. Non a répondu le conseil régional de Guyane, cette taxe permet de financer des billets d'avion pour les personnes visant dans les zones les plus reculées du département.
La chambre de commerce et d'industrie de Guyane, qui perçoit une taxe sur le carburant importé, a annoncé qu'elle consentait à un effort si les compagnies pétrolières y mettaient de la bonne volonté, ajoute Europe 1.
La balle est désormais dans le camp des grands groupes pétroliers.